dimanche 28 octobre 2007
samedi 27 octobre 2007
ma dernière danse.
Ce soir, 25 ans après "La danse du diable" au théâtre Edouard VII, la boucle est à jamais bouclée. Ferdinand Faure a définitivement quitté les feux de la rampe sur la scène du théâtre du Rond Point. "La mort d'Avignon", dernière partie de "l'Epilogue" de "L'Homme qui danse" avait des airs de fête ce soir. Les gens se parlaient, d'autres se reconnaissaient. Certaines figures du spectacle étaient là, d'autres plus obscures et le public, totalement acquis et complice. Philippe Caubère visiblement en forme (malgré le rhume) semblait heureux de jouer et de se donner totalement... Les rires fusaient jusqu'à l'hystérie et les larmes... Les sanglots et les larmes quand Ferdinand reçoit dans sa loge tous les personnages de sa "vie" : le Général De Gaulle, Mauriac, Sartre, Johnny, Robert, toute la bande du groupe Electron (dont un certain Michel devenu ministre de la culture ["il n'y en a eu en quarante ans" lance Caubère à ceux qui cherchent qui peut bien être ce fameux Michel...], Mme Colomer et, bien entendu, Claudine, sa mère, revenue en chemise de nuit exceptionnellement ce soir de cet endroit qui ressemble à un hôpital mais en pire... La tristesse de quitter un ami et celle réelle de refermer un chapitre de sa propre vie... J'ai eu beau tricher en retournant voir les deux épisodes de "L'Epilogue", l'émotion m'a de nouveau submergé... La plus grande blague en forme de drame burlesque, la farce absolue s'est achevée ce soir... Elle ne nous quittera évidemment jamais mais la proximité de la scène, la complicité justement qu'elle provoque s'est évanouie sur le trottoir de l'avenue et les DVD ne la remplaceront jamais... Mais qui sait ? Peut être Caubère trouvera-t-il une astuce pour faire revenir Ferdinand sous une forme ou une autre... La question se pose légitimement d'ailleurs... Que va bien pouvoir faire Caubère désormais ?













vendredi 26 octobre 2007
jeudi 25 octobre 2007
mercredi 24 octobre 2007
mardi 23 octobre 2007
lundi 22 octobre 2007
dimanche 21 octobre 2007
Fleur d'angoisse - Edouard Levé (1965-2007)
Rien de plus symptomatique de notre époque que d'apprendre définitivement le nom d'un artiste dont les oeuvres vous ont marqué depuis des années le jour où l'on vous annonce sa disparition. Edouard Levé avait 42 ans quand il s'est donné la mort lundi dernier. Grand inconnu du grand public, il n'empêche que tout un chacun est forcément tombé à un moment ou à un autre devant une de ses oeuvres et l'a nécessairement gravé dans sa mémoire. Levé travaillait sur une sorte de définition de mémoire collective en en interrogeant les codes et en les détournant. Je m'avance peut être un peu en voyant en lui un élève de Duane Michals mais leur parentèle me semble évidente dans cette mise en scène académique (dans le bon sens du terme) de situation banales afin d'en extraire la dimension dramatique voire tragique. Ses séries "pornographie" et "rugby" sont emblématiques en ce sens mais l'ensemble de son oeuvre est un interrogation permanente du rôle de l'image dans la société contemporaine. Ne serait-on pas de véritablement juger obscènes ses clichés "pornographiques" alors que tous ses modèles sont totalement habillés ? Ne voit-on pas dans ses "rugbymen" des héros dignes de la Grèce Antique ? Passionné de Pérec, comment fallait-il interpréter sa "tentative d'épuisement" de la série "angoisse" ? sa formidablement poétique "fleur d'angoisse" pouvait-elle laisser un doute sur le désespoir de son auteur ? Levé était également écrivain. Je vais sans doute m'intéresser à son "Autoportrait" ou à ses "Oeuvres" publiées chez P.O.L. Quelle tragédie tout de même que de voir une oeuvre aussi forte et originale s'arrêter de la sorte...









samedi 20 octobre 2007
vendredi 19 octobre 2007
jeudi 18 octobre 2007
jour de fête



mercredi 17 octobre 2007
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