mercredi 14 novembre 2007

interdit aux moins de 18 ans # 2















































mais que fait la police ?

images émouvantes # 16















































waiting for thibault...

avec ou, plutôt, sans Thilbaut (canular ou pas ? mystère, mystère...), ce fut le concert de l'année... aucun doute là dessus... putain de claque... Vic Chesnutt & the Silver Mount Zion Orchestra + Tra-la-la band...
je connaissais très mal le gars Vic... le peu que j'en avais entendu ne m'avait pas du tout accroché l'oreille... la curiosité et ce qu'en avait dit Marianne et surtout mon beau Nico il y a quelques temps (du moins du SMZ) m'ont fait pousser les portes de la Cigale... j'appréhendais un peu (et pour cause) l'aspect physique... une fois le malaise devant ce corps dévasté passé, putain de bordel de dieu... sans doute le plus beau concert depuis les McGarrigle sisters à la maroquinerie il y a de ça des années... je n'achète pourtant jamais les cd en sortant d'un concert... là, j'ai vidé mes poches et ai presque supplié la violoniste pour qu'elle me tende l'album... c'était magnifique... des envolées lyriques de la bande à Gy!be (cette constellation de musiciens est tout de même exemplaire aujourd'hui... je me souviens du fameux concert à l'Olympic de Nantes comme d'un moment d'une rare intensité... et pourtant j'étais vraiment malade et me sentais terriblement oppressé) à la sublime reprise de Nina Simone voix+violon... j'en ai été bouleversé... à un moment, j'ai croisé les bras tant l'émotion mei me submergeait et j'ai réalisé que je tremblais de partout... j'ai frôlé l'orgasme d'un demi-micron...
le plus drôle tout de même est que je n'ai absolument pas vécu le concert de la même façon que certains qui étaient visiblement en transe et secouaient leur tête d'avant en arrière frénétiquement... on aurait dit une secte... il est vrai que le jeu du batteur était assez stupéfiant... visiblement sans grand effort, il parvenait à un son d'une ampleur inouïe...

ps : et je ne vous raconte même pas la reprise hallucinée de "Ruby tuesday" !!! j'en ai eu les larmes aux yeux... (je ne pleure qu'au théâtre...)
















je vous ai trouvé un extrait d'assez bonne qualité d'un concert de la semaine dernière :



et pour ceux qui ne connaissent pas les Silver Mount Zion, je ne peux résister à leur montrer ce très beau clip :




pps : je ne connaissais pas les Okkervil River qui ont assuré la première partie mais ils sont parvenus à me réveiller... je dormais presque debout en arrivant à la Cigale... encore une fois, le bénéfice de mes dernières vacances aura fait long feu... mais bon, le groupe était jeune, bien sapé, énergique... un sens de la mélodie assez efficace... un peu ennuyeux sur une heure mais ça va... par contre, mon voisin était au bord de l'extase... une sorte de sosie de Popeck battant une sorte de mesure totalement surréaliste... à ce niveau là, ce n'est même plus du contretemps, ce n'est plus rien... mais il le faisait en prenant son élan et me tapait sur l'épaule à chaque mouvement... c'est beau l'enthousiasme... j'espère juste que ce n'était pas Thibault... Laughing

mardi 13 novembre 2007

dimanche 11 novembre 2007

pour mémoire...

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

queer sounds # 3



un classique absolu, un bijou inattendu...

queer sounds # 2 (spécial aznavour)

les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...


le grand Charles pour la dernière de ses adieux millésime 2007... grande classe...
parvenir à transformer l'immense salle de l'odieux Palais des Congrès en salle intimiste tiens du prodige... on se serait cru à l'Olympia de la grande époque... quelques chansons récentes (très) relativement faiblardes pour éclairer la grandeur et l'élégance des classiques inusables... on a beau connaître les chansons par coeur, entendre "comme ils disent" ou "la bohème" ou tous les autres mais les entendre en direct par leur créateur est tout bonnement magique... sérieusement, j'ai eu un frisson d'orgasme sur, justement, "comme ils disent"... pas tant par le propos finalement trop évident mais bien par la performance de celui qui a été et demeure (et on l'oublie aisément) un putain d'acteur...
mes seules réserves étant sur les arrangements un poil trop léchés à mon goût (surtout les parties de piano et pour cause, il a débauché un chopiniste et ça se sent...) et couvrant parfois sa voix (surtout sur le pourtant magnifique "pour faire une jam")... et encore une fois quand il s'agit de "chanson française", le public... j'ai été effrayé par ce qu'il passé à la fin de "bohème"... une petite bande d'irréductibles a fait une mêlée digne du rugby pour récupérer le mouchoir qu'Aznavour jette à la fin de la chanson... le tout éclairé par la poursuite de la régie... argh... et comme ma voisine, grosse bourge à fourrure emperlouzée qui pestait sur la première partie (la pauvre Agnés Bhil...) et la durée de l'entracte et n'a évidemment pas applaudi après "Moi, je vis en banlieue"... navrant !!!
je connais beaucoup de gens qui ont cassé leur tirelire pour assister à ces concerts 2007 en pariant (espérant ?) sur la fin prochaine du bonhomme... en toute franchise, je faisais partie du lot... je l'avais déjà vu sur scène en en gardant une image assez odieuse du personnage... aujourd'hui, il est devenu un homme d'une tendresse à toute épreuve et, chose remarquable, nettement plus généreux que son public ! donc, ce soir, j'espère de tout coeur pouvoir le retrouver sur scène d'ici quelques années, quitte à chanter assis comme Trénet au Châtelet ou Ella F. au même Palais des Congrès...
parmi les autres classiques : "Ave Maria", "Désormais", "Emmenez moi", "J'me voyais déjà", "Les plaisirs démodés", "Sur ma vie", "Non, je n'ai rien oublié" et quelques autres... perso, ça vaut largement tous les Beatles ou Beach Boys... c'est d'ailleurs révélateur dans la "chanson en français"... tous les grands mettent autant de travail dans les textes que dans la musique...
un immense artiste...










































vendredi 9 novembre 2007

quel triste automne...



non, rassurez-vous, la grande dolly p. se porte très bien... son compère des débuts, l'immense porter wagoner vient de nous quitter à 80 ans... (re)découvrez leurs enregistrements, ça vous fera sans doute changer d'avis sur la "country"... cette chanson est un petit bijou de simplicité et d'émotion...

mercredi 7 novembre 2007